Le Real Madrid a définitivement tourné la page de toute relation cordiale avec le FC Barcelone dans le cadre du cas Negreira. Fidèle à la ligne fixée par Florentino Pérez (« aller jusqu’au bout »), le club madrilène entend pousser le dossier bien au-delà de la seule procédure judiciaire en cours.
Convaincu d’avoir été lésé, le Real Madrid envisage désormais de réclamer des indemnisations financières très importantes pour les dommages subis à la suite des paiements effectués par le Barça à des sociétés liées à Enríquez Negreira, ancien vice-président du Comité technique des arbitres. Sur le plan sportif, d’éventuelles sanctions relèvent de l’article 4.1 du règlement de l’UEFA.
Après avoir obtenu l’extension de l’instruction jusqu’au 1er mars, le club merengue a accéléré l’offensive juridique. Le 24 décembre, il a demandé par voie judiciaire des audits, factures et documents comptables couvrant la période 2010-2021, ainsi que les budgets du Barça entre 2010 et 2018 faisant apparaître des paiements à plusieurs sociétés impliquées dans la procédure. Au total, 625 documents ont été réclamés afin de retracer précisément le parcours des 8,4 millions d’euros versés.
Une affaire loin d’être réglée
Les auditions, notamment celle de Joan Laporta, ont mis en lumière de nombreuses zones d’ombre : contrats verbaux, factures discutables, rapports jamais remis aux entraîneurs et contradictions dans les déclarations des dirigeants blaugrana. Si l’existence des paiements est avérée, la justice doit encore déterminer s’il y a eu corruption sportive entre 2001 et 2018.
Alors que LaLiga et la RFEF restent en retrait, le Real Madrid apparaît comme le club le plus déterminé à faire toute la lumière sur une affaire qu’Aleksander Ceferin a qualifiée de « la plus grave jamais vue dans le football ». Plus qu’un simple dossier judiciaire, le cas Negreira marque le retour à l’état naturel de la rivalité entre le Real et le Barça, où l’affrontement a de nouveau pris le pas sur toute tentative de rapprochement.
